Association à but non lucratif Loi 1901

 La compagnie PARALLEL THEATRE a été fondée en 2001 par José Penalver Guzman dit Parallel One®, auteur(GRAVITATIONS PARALLÈLES) compositeur et comédien. PARALLEL THEATRE crée des oeuvres dont les sujets traités tentent d'amorcer la réflexion et le débat sur la notion du concept Temps (José Penalver Guzman) ainsi que des spectacles qui sensibilisent les jeunes sur des thèmes de santé.(Helga Fraunholz)

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Les spectacles "ECRANS"/ "LE PREMIER VERRE" et "ON N'EST PAS SERIEUX QUAND ON A 17 ANS" sont soutenus par la Région Île-de-France 

Informations pratiques 

Représentations avec le soutien de la Ville de Paris, 

dans le cadre de L’Hyper Festival

 JEUDI 26 AOÛT à 15H

VENDREDI 27 AOÛT à 15H

   CONSERVATOIRE HECTOR BERLIOZ / Cour rez-de-jardin 

6 rue Pierre Bullet 75010 Paris

Entrée par la Cité Hittorf

 Entrée libre

 Réservation conseillée (places limitées) au 06 21 76 89 58 ou par mail paralleltheatre@orange.fr

>>>https://paralleltheatre.monsite-orange.fr/

L’idée initiale de la mise en scène est de présenter le spectacle partout et donc d’avoir un dispositif scénique léger qui puisse se déplacer facilement.  

Dès le départ, nous avons eu envie de jouer Le Journal d’un fou en extérieur - sur une place publique, devant une église, un monument historique ou dans un jardin – afin d’aller à la rencontre d’un large public car l’histoire du petit fonctionnaire russe peut trouver une résonnance en chacun de nous.  

Poprichtchine, notre héros, est à la recherche de sa place dans la société. Comme beaucoup de personnes à l’heure actuelle, il joue le rôle de souffre-douleur pour son chef qui ne rate pas une occasion pour l’insulter et l’humilier. Lorsqu’il apprend que Sophie, la fille de son chef dont il est éperdument amoureux, va se marier à un homme riche, appartenant à la même classe sociale qu’elle-même, notre protagoniste va basculer dans le monde de la folie.  

Dans la première version, Pascal Vuillemot, comédien de la Troupe du Théâtre de la Ville, est seul en scène, la musique est enregistrée. Pour la version estivale, les partitions sont interprétées en direct à la contrebasse par Vladimir Kudryavtsev, créateur de la musique originale du spectacle, et au violon par Valentina Manysheva.  

Poprichtchine à la recherche de sa place 

Les patronymes chez Gogol sont importants car ils annoncent tout un programme. Le nom « Poprichtchine » veut dire celui qui recherche son emplacement, sa carrière. Dans ma mise en scène, le personnage est installé, avec sa chaise, dans un cadre blanc tracé au sol. 

L’espace à l’intérieur du cadre représente le monde réel dans lequel vit le fonctionnaire Poprichtchine : son lieu de travail au ministère, sa maison, la ville de Saint-Pétersbourg, le bureau de son chef et le boudoir de la fille de celui-ci. 

L’espace à l’extérieur du cadre représente le monde de la folie. Dans la seconde partie de la pièce, notre personnage évolue dans cet espace. Ces deux espaces correspondent aux deux faces d’une médaille ou, pour citer Georges Nivat : « Le délire n’est qu’une autre lecture du réel. » Interné à la maison de fous, notre personnage ne recevra que des coups et des châtiments corporels et s’apercevra qu’il n’est pas plus à sa place que dans le monde réel. 

L’échappatoire sera le retour vers ses origines, vers le monde maternel, matriciel, d’où il est issu. On pourrait parler d’une sorte de « naissance à l’envers ». Ce troisième espace, imaginaire cette fois, remplace les deux espaces précédents. 

 

Poprichtchine et les femmes

Envers les femmes, nous pouvons plutôt constater un comportement misogyne chez Poprichtchine. Il les traite de dépourvues d’esprit, à l’exception de Sophie qui, du fait de son rang social supérieur au sien, reste inatteignable. Dès que Poprichtchine prononce le nom de Sophie celui-ci déclenche un vif désir chez lui mais, systématiquement, il y coupe court par un acte d’autocensure : « Aïe ! aïe ! aïe !... 

C’est bon, c’est bon… je me tais. » Puis, les mots viennent à manquer à notre personnage à chaque fois qu’il voit Sophie.

En lisant la correspondance de deux chiens, Poprichtchine apprend que Sophie va se marier à un gentilhomme de la chambre, rang au-dessus du sien dans la hiérarchie établie par la table des rangs. D’après Boris de Schloezer, « l’auteur des lettres n’est autre que Poprichtchine, c’est au fou que se dévoile la vérité. Ne pouvant l’accepter il inverse la situation : Poprichtchine n’est plus Poprichtchine, et c’est le roi d’Espagne, Ferdinand VIII, qui honore la jeune fille de son amour. » Mais il cache sa nouvelle identité à Sophie et lui dit vaguement qu’ils seront réunis un jour. En expliquant que la femme est amoureuse du diable, il choisit finalement un concurrent qui sera toujours plus fort que lui et trouve une nouvelle excuse pour justifier son impuissance par rapport à Sophie. 

 

Poprichtchine, notre contemporain

On pourrait tout à fait imaginer que Poprichtchine vit à l’époque contemporaine. 

Les perpétuelles brimades et humiliations de son chef de bureau s’apparentent alors à du harcèlement au travail. Au lieu d’être fonctionnaire, Poprichtchine est l’employé d’une grande entreprise multinationale et, suite à un plan de restructuration, se trouve licencié du jour au lendemain. Le fait d’être chômeur lui enlève son identité et son privilège d’homme. Ayant perdu sa place dans la société, au lieu de sombrer dans la folie, il se réfugie dans le monde virtuel. Adepte des réseaux sociaux, il envoie des tweets au monde entier sans avoir de vraies relations avec celui-ci. Petit à petit, il se trouve ainsi en déconnexion totale avec la réalité. A ce moment-là, il apprend que la fille de son supérieur qu’il convoitait secrètement est sur le point de se marier avec un riche homme d’affaires. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Privé même de son phantasme, notre protagoniste décide alors de s’enfuir par la porte du suicide. 

 

Une chaise et l’espace vide

Autour de la chaise, unique élément de décor, l’espace est vide laissant place au comédien qui, grâce à son jeu, fera tout exister et au spectateur qui accomplira le reste du travail par son imagination. Il me semble qu’au récit du Journal d’un fou l’espace vide correspond le mieux car celui-ci s’offre à nous telle la page vierge d’un cahier sur laquelle va s’écrire l’intrigue.

LE JOURNAL D’UN FOU de GOGOL

(Cliquez sur le PDF pour ouvrir le contenu)

 

 

 

ATTENTION:

 Toutes les activités prévues le mercredi 31 août, vendredi 02 et samedi 03 septembre 2022 à SEVRAN ont été reportées à une date ultérieure.

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 Spectacle ayant déjà eu lieu en 2021

"LE JOURNAL D'UN FOU" de Gogol   

                Version "Plein Air"

 

Faire le chemin:

Si les semelles des chaussures tombent, 

le continu pieds nus...

Lentement, mais sûrement

d’après la nouvelle de Nikolaï Vassilievitch Gogol

Traduction/ Sylvie Luneau

     Pascal Vuillemot at the Ismailovo Market, Moscow

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